jeudi 22 décembre 2011

New York ! New York ! J2

NY J2 : Liberty and Ellis Islands

Le lendemain, nous sommes enfin partis la voir. 
C'est ce que nous avions prévu de voir en premier, mais avec nos deux jours de retard on pas mal modifié nos plans.
On a commencé par une heure de trajet de l'appart à l'embarcadère. 

J'avais lu que le métro NYorkais  était moche et sale. Pas plus moche ni plus sale qu'à certaines stations à Paris, par contre pas toujours très clair quand aux lignes qu'il faut choisir, voire franchement tricky pour certaines lignes. Et question climatisation, ils ne sont pas du tout au point : les écarts de températures entre les quais et les couloirs étouffants et les rames où on se gèle sont très désagréables.




Battery Park, c'est de là qu'on embarque.


L'embarcadère d'origine est le bâtiment rase motte au toit vert tout en longueur en bas à gauche, aujourd'hui c'est le hangar blanc d'où part le bateau.

Et voici le quai qui longe le parc, devant l'Atlantique, vu d'en bas.


Le bâtiment en construction derrière est sur le site du Ground Zero, là où se trouvaient les tours jumelles.


On avait commencé à prendre du recul sur le ferry, et donc à changer d'angle


Au premier plan, avec la tour à l'horloge, l'ancien embarcadère, qui est aujourd'hui fermé (planches sur les ouvertures). J'espère qu'il sera à nouveau en service un jour, car il a beaucoup plus de charme que le hangar qui nous abritait pour le nouveau passage de douanes.
On ne s'y attendait pas à celui là, on pensait en avoir fini après deux jours de transit, mais non. Ils m'ont piqué les petits ciseaux à bouts ronds pour couper les pansements. C'est l'Amérique d'après le 11 sept.2001


Ellis Island.
Pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire de NY, c'est là que débarquaient tous les immigrants européens ( on n'obligeait pas les asiatiques faire le tour!) avant de fouler de plein pied le sol du nouveau continent.


La voilà, enfin.

La Liberté éclairant le Monde.

Car c'est son vrai nom.
On a beau ne pas un être un immigré qui a tout sacrifié pour tenter sa chance sur la terre promise, on est quand même hypnotisé, totalement sous le charme, bouleversé ( bon, Serge n'était pas aussi bouleversé que moi).




Elle est comme le Chrysler Building, on ne s'en lasse pas.
Elle a été déclarée monument national le 15 octobre 1924 et fut confiée au National Park Service le 10 juin 1933 et fait partie de la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1984 -seulement, a t-on envie d'ajouter. Ils décoincent pas vite à l'UNESCO ! 


Vous apercevez l'Empire State Building ?
Il fait moins le malin maintenant. C'est lui qui a l'air insignifiant vu d'ici.
Il faut imaginer les Twin Towers, deux fois plus hautes que le bâtiment en construction qui les remplace. 


Sous tous les angles, on en redemande.


On trouve n'importe quel prétexte pour la prendre en photo.
Morgan est tout difforme, comme les doigts très allongés dans l'eau du bain !


Pour mieux nous donner une idée de l'évolution de la vue ou Skyline au fil du temps


Victor : NY, here I am !


Le Brooklin Bridge, que je voulais absolument traverser au coucher de soleil, comme le conseillent tous les guides, mais tout le monde était épuisé à la fin de la journée et les 3 jours suivants, on n'est pas redescendus si bas dans Manhattan.
NY en 5 jours, c'est mieux que rien, mais c'est trop frustrant.


On n'a pas pu monter dedans, il faut réserver longtemps à l'avance, et si on avait réservé, on aurait quand même rien vu avec notre arrivée en retard.


Un peu d'histoire et de culture à présent - je vous avais prévenus, c'est le travers du prof, il ne peut pas s'en empêcher.
Si vous trouvez que ça gâche tout, vous pouvez directement vous rendre à la case "moto" de la Statue de la Liberté, eh ouais, elle en a une, et en or en plus! 

Pour les profs ( qui savent déjà tout ça, mais qui aiment savoir à quel point ils sont cultivés ) et autres curieux, un petit quiz.

1) Quel est le point commun entre la Statue de la Liberté et la Tour Eiffel ?
                                               a) leur taille
                                               b) leur âge
                                               c) Eiffel

2) La France a offert La Statue de Liberté pour :
                                               a) célébrer l'amitié franco-américaine
                       b) commémorer la déclaration d'indépendance américaine
               c) célébrer l'abolition de l'esclavage après la guerre de sécession

        3) Frédéric Auguste Bartholdi, le sculpteur de la statue, était :
a) parisien
b) alsacien
  c) napolitain

4) Il a pris pour modèle :
a) môman
b) Emma Lazarrus 
c) La Liberté guidant le Peuple, de Delacroix 
(sur les billets de 100F, une antiquité!)

5) Les pierres du socle, bâti par les américains, viennent de :
a) Logonna-Daoulas,Finistère
b) Euville, Meuse
c) New Brunswick, New Jersey

6) Elle a été inspirée par :
a) l'Egypte 
b) la Grèce
c) l'Empire Romain

7) Elle a été inaugurée en
a) 1886
b) 1876
c) 1786 

8) Emma Lazzarus a écrit un poème,The New Collossus, dont la fin est gravée sur une plaque sur le socle. Il dit, sommairement:
a) Donne-moi tes masses pauvres et exténuées
b) Donne-moi le droit de vivre et de m'enrichir
c) Donne-moi la liberté de penser et de croire au dieu de mon choix

9) Miss Liberty est intimement liée à :
a) Inspecteur Gadget
b) Sherlock Holmes
c) Bob l'éponge

10) Elle mesure, sans le socle :
a) 92,99 m
b) 152,66 m
c) 46,50 m 

11) Sur la tablette, il est écrit :
a) 4 juillet 1776
b) 14 juillet 1789
c) 28 octobre 1886

12) Elle tient la torche :
a) de la main droite
b) de la main gauche
c) entre les dents, comme dans la pub Ultra-Bright

Pour son centenaire, Miss Liberty a eu droit un petit lifting, et on lui a refait une torche toute neuve, réalisée par un atelier de ferronnerie d'art champenois, à Bezannes, près de Reims . 

Voici à quoi la torche originale ressemble.
Elle était tout de même plus belle.




1-c C'est lui qui a construit la structure intérieure métallique.  
 
2-b; 3-b Il est né à Colmar, où se trouve un musée qui lui est dédié contenant diverses statues ayant servi de maquettes, ainsi qu'une vraie statue de 12m de haut sur un rond point, inaugurée le 4 juillet 2004 pour l'anniversaire des 100 ans de sa mort. Il est amusant de penser qu'il est mort un 4 juillet, date d'indépendance des USA que la Statue de la liberté commémorait.
4-a; 5-a:les pierres intérieures viennent de Logonna-Daoulas et de Loperhet + b: les pierres de parement viennent de la Meuse ! Comme si ceux-ci n'avaient pas assez de cailloux en Amérique, ma doue Beniguet ! Voici le socle vu du ciel (avec les Twin Towers), ça en fait des cailloux à charrier par bateau !
6-a:Bartholdi avait aussi envisagé de construire un phare à l'entrée du Canal de Suez, représenté par une femme fellah habillée en robe, tenant une torche dans sa main levée; elle s'inspire également du Colosse de Rhodes, une des 7 merveilles du monde antique, 

Miss Liberté a d'ailleurs elle même servi de phare à NY qu'on pouvait voir à 40km de 1897 à 1902+ b:portrait d'Helios, les 5 piques d'origine représentant les 5 océans et/ou les 5 continent,
mais la couronne actuelle en a 7, autre chiffre symbolique. 



7-a, donc avec 10 ans de retard sur le calendrier prévu, pour des raisons financières
8-a

Give me your tired, your poor,
Your huddled masses yearning to breathe free,
The wretched refuse of your teeming shore.
Send these, the homeless, tempest-tost to me,
I lift my lamp beside the golden door !

Donnez-moi vos pauvres, vos exténués
Qui en rangs serrés aspirent à vivre libres,
Le rebut de vos rivages surpeuplés
Envoyez-les moi, les déshérités, que la tempête m'apporte,
De ma lumière, j'éclaire la porte d'or !

Notez la correspondance entre le titre du poème et le phare antique, car le poème n'a pas été écrit pour la statue, il existait avant.
9-a:la  statue a été construite par la firme parisienne Gaget, Gauthier and Cie, qui a également fabriqué des tas de petites répliques qui furent vendues à NY lors de l'inauguration. Le succès fut tel qu'on pense que le mot anglais gadget viendrait de là!
10-c, 92,99m c'est la hauteur totale avec le socle
11-a, c'est ce jour-là qu'il se sont déclarés indépendants, la guerre d'indépendance a suivi, et non pas l'inverse; le 28 octobre 1886 est la date de son inauguration.
12-Allez donc regarder sur la photo!


    
Comme me corrigeait Victor, ce n'est pas la moto de la Statue, mais la moto de la Liberté. Elle en jette - ou pour reprendre Victor à nouveau :"Ça gère!". 
Voyez les détails.








Ellis Island et Staten Island en arrière plan, vues de Liberty Island.



 Le premier centre d'immigration,construit en bois, a ouvert le 1er janvier 1892, 700 immigrants ont débarqué de trois bateaux. 450,000 durant la première année. Il a entièrement brûlé le 15 juin 1897, aucun blessé, mais plus d'archives.


Le second a ouvert le 17 décembre 1900. Comme vous avez pu le constater au départ l'île était beaucoup plus petite, elle a été agrandie entre 1892 et 1934, de 3.3  à 27.50 acres ( 1 acre = environ 43500 m2 ).


Voilà ce qu'on voit dans le grand hall d'entrée du bâtiment ci-dessus, des photos et vestiges des biens des milliers d'immigrants européens. Plus de 12 millions d'immigrants y sont passés jusqu'en 1954.




En tant qu'immigrée volontaire et très provisoire et que mère d'enfants encore petit ou presqu'adultes et en âge de travailler, 
j'imagine le sentiment mêlé d'espoir pour ses propres enfants et le déchirement de se couper et de les couper de leur terre et culture d'origine, jusqu'à changer de nom, ne pas perpétuer la langue après deux générations. 

Déjà que n'ayant rien à fuir, seulement en quête d'aventure, de nouveauté, d'expérience pour moi-même et les enfants, il m'arrive de me dire que si je savais que je ne pourrais plus revenir en Europe avant longtemps, je serai sans doute déprimée à jamais. Car, elles ont  beau être des "pays occidentaux", il n'y a rien à faire, l'Amérique ne sera jamais l'Europe et j'espère que malgré toute l'influence prédominante d'outre Atlantique, l'Europe ne sera jamais l'Amérique.
Enfin cette réflexion est ridicule, car il suffit de regarder à quoi ressemble un patelin européen et un patelin américain, pour savoir de quel continent il s'agit.

There's no place like home. 
Le choc doit être encore plus énorme pour les immigrants non-occidentaux, asiatiques, moyen-orientaux ou africains, même si comme Serge me le fait remarquer, ils se retrouvaient tous au sein de leur communauté. Regarder les pays libres et riches comme le seul salut possible, le trouver ou pas, et toujours garder la nostalgie de son pays d'origine.
C'est aussi ce qui fait la richesse d'appartenir à plusieurs cultures. Ce qui m'a toujours fait rêver, c'est tellement commun d'avoir des parents 100% français, n'être même pas bilingue de naissance, tout le monde dans la famille vient du même endroit. 
Certains en sont fiers, 100% bretons, corses, catalans, savoyards …
 "les imbéciles heureux qui sont nés quelque part."
Comme quoi, on n'est jamais contents de ce qu'on est, l'herbe est toujours plus verte chez le voisin. Serge me dit encore que c'est juste moi qui pense ça, car lui, ça ne lui pose aucun problème d'être 100% français, étant donné que de toute façon c'est comme ça. Il a raison. C'est moi qui veut toujours tout et son contraire, des racines bien stables, avec une histoire familiale sans doute bien moins traumatisante et de la diversité culturelle. 
Born to be disatisfied !



Il y avait une salle remplie de plaques de verres insérants des pièces et billets venant de tous ces  pays européens. Car les Etats-Unis donnaient le change en dollars aux immigrants. S'ils n'avaient pas d'argent on leur donnaient de quoi se payer un ou deux repas et un billet de transport pour rejoindre de la famille ou des amis s'ils en avaient déjà sur place.



Car j'ai beau critiquer, on doit tout de même reconnaître aux américains d'avoir fait ça du mieux possible:
les immigrants étaient lavés, nourris, logés en arrivant. Ils passaient tout un tas de tests et entretiens pour déterminer leur état de santé physique et mentale, leur degré d'intelligence et d'éducation.
 Mis à part les criminels, on ne refusait que les handicapés mentaux et les porteurs de maladies très contagieuses incurables à l'époque ( pas encore de pénicilline), notamment le trachome

Les femmes célibataires devaient se choisir rapidement un mari sur place, afin d'éviter qu'elles se retrouvent contraintes à la prostitution.
Ces refus et décisions forcés n'étaient pas dénués de tragédies familiales, mais elles avaient aussi leur raison d'être.




Le grand hall du premier étage, où les immigrés arrivaient après avoir gravi l'escalier où des médecins inscrivaient des lettres à la craie sur leur vêtements en fonction de leurs impressions en observant les arrivants : yeux, hernie, débilité, enceinte, … L'hôpital militaire d'Ellis Island pouvait accueillir 43000 personnes, c'était le plus grand du pays. 


Une des fenêtre latérale


Et la vue donnant sur l'extérieur, symbole de la liberté et de l'inconnu tant  attendus.



Les affiches de propagande pour s'enroller  pour la première guerre mondiale :
on joue sur la corde sensible, prouver qu'on est devenu un vrai américain et qu'on est prêt à défendre les valeurs de la liberté et de la démocratie. Slogans toujours en vigueur aujourd'hui.Les américains pensent sincèrement qu'ils se battent toujours pour la liberté ( la liberté de qui au Viet-Nâm et dans le Golf ?). 

En même temps, ne soyons pas bégueules, heureusement qu'ils sont venus nous prêter main forte pendant les deux guerres mondiales, sinon nous serions aujourd'hui soit sous le joug nazi, soit sous le joug communiste soviétique. N'oublions pas notre courageux gouvernement de Vichy, vendant la France aux SS, avant de critiquer. 
Vive l'oncle Sam !


L'immigration pour tous n'a pas duré. Dès les années 1920 des politiques de quotas discriminatoires ont vite été votées pour limiter l'affluence. 


Si les indiens avaient su, il n'y aurait jamais eu de Thanksgiving.


Ce n'est pas très chronologique, mais tellement plus cohérent: avant de visiter le reste du musée, après avoir vu le hall d'entrée nous avons déjeuné vers 13h00 au snack se trouvant dans le jardin. Un conseil, apportez votre pique-nique: même quand ça a l'air bon sur la photo, c'est juste dégueulasse, à peine mangeable, même les frites !

Par contre l'endroit est très agréable. Il y a de nombreuses statues représentants les immigrants du nouveau monde…





… des groupes de centres aérés de gamins américains qui faisaient une pause course-relais ( la mixité sociale n'est pas très au point).


La vue de l'autre côté de la pelouse





Nous voilà revenu sur Manhattan, dans Battery Park, où les écureuils pullulent et ne sont pas très sauvages dès qu'il s'agit de casser la croûte.



Un autre hommage aux immigrants


L'histoire investie par les enfants. 
Avec le recul on culpabilise moins de l'avoir désacralisée car les statues de ce genre sont légions aux USA, ici ce sont les élans, les ours, ou les pionniers mormons. Il y en a devant les églises, les écoles, les restos, sur les places, les bancs … partout.


Un pauvre petit enfant d'immigrés.


Voilà pour ces deux monuments de l'histoire américaine.

Quel quartier accueille les immigrés en arrivant ?
Wall street !
Je voulais changer de couleur pour le changement de thème, mais quelle autre couleur que celle du dollar pour illustrer le centre mondial du capitalisme ?

Tout d'abord, les dollars sont vraiment très laids, et peu pratiques : tous de la même couleur et de la même taille. Même si je suis toujours émue de voir le portrait de Lincoln sur les billets de $5.

Victor proteste: " mais non ils ne sont pas tous verts!".

Effectivement, il y en a des vert-gris, vert-mauves, vert-jaune, enfin, 
c'est très terne tout ça!

N'oublions pas le grand Benjamin Franklin:

Je ne suis pas une globe-trotteuse avérée, mais tous les autres billets étrangers que j'ai pu voir, sont tous plus beaux, même les billets britanniques qui ne sont pourtant pas fantastiques, mais au moins, ils ont des couleurs différentes. Ceci- dit la neutralité des billets européens, ne représentant aucun véritable monument ou personnage afin de n'avantager aucune nation et ne froisser personne, ne me semble pas satisfaisant non plus.

Revenons au quartier sud de Manhattan.
Eh bien, moi je l'ai trouvé très beau et agréable, même s'il est le symbole du capitalisme exacerbé, je trouverai dommage que des fanatiques le rayent de la carte.

Nous voici sur Church Street, la bien nommée.


Il s'agit de Trinity Church, qui date du XIXème et a été reconstruite suite à un incendie. Elle est située entre Church Street et Wall Street.





"Oh, c'est haut, c'est haut New York !











Nous aussi on y était ! Où ça ?
Mais devant le National Federal Hall Memorial. 
C'est là que George Washington a prêté serment en tant que premier président des Etats-Unis, là que s'est tenu le premier Congrès, la première Cour Suprême, et les premiers bureaux de la branche exécutive. C'était quand NYC était la capitale des USA avant que Washington DC soit construite. 

C'est aujourd'hui un musée sur Washington et l'évolution des USA, mais il était fermé quand nous y étions et un musée par jour, c'est suffisant.

Et c'est là que pendant les trois derniers mois sont venus manifester les 99% contre les 1% les plus riches des USA qui vont peut-être être exonérés de taxes- 
si vous avez un peu suivi les infos internationales - mouvement qui s'est étendu au reste des USA.





Ce qui est intéressant dans l'histoire de Wall Street c'est la symbolique qu'on peut lui prêter dès son départ.
En effet elle doit son nom au mur que les premiers colons (qui se souvient de leur nationalité  après 1/4 d'heure de lecture ?) ont construit pour se protéger des indiens.
Car il est bon de rappeler que ces Dutch ( je le mets en anglais pour éviter la triche) ont fait l'affaire du siècle en achetant l'île de Manhattan aux indiens pour 60 florins, l'équivalant de $24 du XIXème (entre $200 et $1000 de 2011 ? je n'en sais rien, je ne fais que subodorer).
 Bref, une poignée de moules.
En fait les indiens, ne sachant pas lire, n'avaient pas bien compris les termes du contrat, car dans leur culture la terre ne pouvant appartenir à personne d'autre qu'à elle même, ils pensaient donc avoir signé pour un accord de location pour la saison, et qu'ensuite ils pourraient à leur tour revenir profiter de la terre de leurs ancêtres.

C'était sans compter sur la tout autre philosophie de vie occidentale, car ce ne sont pas les américains qui ont inventé le capitalisme, il s'est développé avec  toutes les grandes civilisations, et ne date pas d'hier. Même les chinois étaient déjà capitalistes, c'est juste qu'ils n'avaient pas encore la bourse telle qu'on la connaît en Europe depuis le:

a) XII ème siècle ( le moyen-âge, bref Mathusalem)
b) XVème ( la Renaissance)
c) le XVIII ème (les révolutions politiques, industrielles)

Pour connaître la réponse passage par la page culture obligatoire.
Cliquez, je le veux @@@@ http://www.linternaute.com/histoire/motcle/448/a/1/1/bourse.shtml

Voici donc Wall Street 
débouchant sur Trinity Church dans Broadway.



Un  des pontes de la finance du début du XXème siècle, qui a fait fortune en rachetant toutes les entreprises métallurgiques qui faisaient faillite lors d'une crise économique importante en 1907 (pas le crack de 1929, il est mort en 1913). Il était un des hommes les plus riches du pays, mais malgré les nombreuses sollicitations il a toujours refusé de se porter candidat à la présidence. 

Il a légué à la ville l'immense bibliothèque qu'il s'était fait construire (pas très loin de l'Empire State qui n'existait pas encore) pour abriter tous ses livres anciens, car c'était un érudit, amoureux des beaux livres, collectionnant les raretés. On a voulu la visiter, mais l'entrée était payante ($2 mais x5, pour voir des livres et de belles pièces avec trois enfants qui s'en tapent …) on s'est contenté de prendre Morgan en photo devant.




Vous voyez le bâtiment sur la photo ? Les enfants sont devant l'entrée


La foule aussi est devant pour manifester lors du crack de 1929, cliquez vers ce lien si vous êtes curieux 220px-Crowd_outside_nyse.jpg .Cette photo permet de mieux visualiser la configuration de ce carrefour entre Wall Street, qui passe devant la façade du National Federal Hall Memorial ( colonnes) et Broad Street qui le longe perpendiculairement.

Vous êtes complètement paumés ? 
Remontez Wall Street indiqué par la flêche verte jusqu`au métro Broad Str., c'est écrit Stock Exchange.




Un aperçu des dessous de la ville. On voit l’eau qui coule. 
Est-ce :
a)un canal recouvert 
b) un accès au réseau d’eau 
c) les égouts
d)un dispositif visant à cloisonner les rues au coeur de Wall Street en cas de besoin. 


d- security first !






Il ne manquait plus que Fluctuat Nec Mergitur, et on se croyait à Paris, enfin à Paris les voiles sont déployées.


THE Bull de Wall Street, Morgan assis sur symbole du capitalisme prospère. 
Autant vous dire qu'on a fait la queue comme tout le monde.
Ça se bouscule pour faire sa petite photo en bon touriste désireux de prouver qu'il est venu, qu'il a vu ( pour le "vaincu", vu notre compte en banque, on repassera plus tard).  


Le derrière du capitalisme.
ou comment se faire des couilles en or ?


Il y a de tout à Wall Street.



Magnifique entrée.
Mais savez-vous ce qu'est la Cunard Line ?
C'est la mythique compagnie de paquebots britanniques - fondée par un canadien - basée à Southampton (Angleterre), qui a transporté des milliers d'immigrants vers le nouveau monde depuis Liverpool aussi.
Elle existe toujours, ses navires de luxe sont invariablement baptisés Queen Mary ou Queen Elizabeth 1,2, … Le Lusithania, coulé par les allemands en mai 1915, était de la Cunard ( pas le Titanic).



J'ai découvert ce nom avec grand étonnement, la lecture de la date a calmé mon indignation.


Il n'y a pas que des noms, mais pas mal d'événements aussi. En  voici un parmi tant d'autres.


Elles sont tellement larges qu'il faut les photographier en deux, parfois trois fois.




Une autre belle entrée, dans ce quartier où presque tout est beau…




…mais vivant aussi.


Bon, c'est surprenant, mais les Newyorkais ne connaissent pas les containers à poubelles. Ici la fille collecte du plastique pour le recycler.



Voici Ground Zero, qui ne l’est déjà plus, puisqu’une tour est en reconstruction là où se trouvaient jadis les tours jumelles. Ça devait vraiment être quelque chose, car tout est déjà très haut, alors penser qu’elles faisaient le double !

Les reflets sur les superbes gratte-ciels de la ville changent en fonction de l’heure et du temps, renouvelant sans cesse le visage de la ville; même ceux qui ne sont pas citadins dans l’âme ne peuvent y être insensibles.


Une rue perpendiculaire – ce qui est normalement un pléonasme à NY, exception faite de Wall Street, qui est le plus vieux quartier, et dont la structure ressemble donc davantage à une ville européenne (hors dimension, of course) avec une multitude de rues et ruelles entrelacées, qui portent des noms et pas des numéros.


Oh le beau camion de chantier, et non pas de pompiers !



Pour faire la transition, voice les homages rendus aux victimes des attentats du 11 septembre 2001.
Quand j’ai entendu Elie me demander :”C’est qui Ben Laden?” au mois de septembre, je me suis dit qu’un petit briffing s’imposait pour nos enfants, car leur totale ignorance risquait d’être une insulte à la population locale, surtout l’année des 10 ans de commémoration.
On leur a donc montré plusieurs vidéos sur You tube.

Comme vous l'aurez deviné, les bandes du drapeaux sont composées des noms des victimes des attentats du 11 septembre, 2992 morts en tout (avec ceux de Washington DC) -dont les 19 terroristes- de 93 nationalités différentes et 343 pompiers, plus toutes les personnes ayant depuis développé des maladies dues aux inhalations.


Voici un aperçu de la plaque de bronze de près de 20m de long.




Vous ne l'avez pas en entier, mais presque.




Tout ceci se trouve sur le trottoir de gauche, les tours se trouvaient à droite (on est face au sud, vers à la statue de la Liberté).



Voici à quoi la remplaçante ressemblera une fois finie.


Pour l'instant on en est là.
Je ne suis pas mécontente de ma photo.


Une dernière photo du quartier.


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