Jour 5, dernier jour.
Nous nous sommes enfin décidé à aller admirer la Skyline sur Manhattan depuis le New Jersey.
Petite visite de notre quartier où on se croyait plus en Espagne qu'aux Etats-Unis, car 80% de la population y parle l'espagnol, parfois exclusivement espagnol.
Arrivée sur le front de mer, on sent qu'on change de standing.
Et voilà !
Pas mal le quartier !
l'Hudson River vers le nord
et vers le sud, où elle rejoint l'Atlantique et baigne Liberty et Ellis Island, entres autres.
Le parc longeant la corniche
On peut aussi se promener en bas et longer le fleuve, ce que nous n'avons pas pris le temps de faire, car malheureusement notre temps était compté.
Un dernier panoramique, pour la route.
On aurait du venir le voir au soleil couchant, car nous étions à l'ouest, mais il faisait toujours nuit quand nous rentrions ( sauf la fois où nous avions les pieds trempés après Central Park).
Destination de notre dernière journée à NY:
HARLEM.
Harlem se trouve dans la partie nord-ouest de Manhattan, juste après Central Park. Retour sur la carte.
On n'a carrément plus l'impression d'être à Manhattan,
pas un seul gratte-ciel en vue…
… c'est ce qu'on a vu de plus haut
Ici on voit le ciel sans être obligé de lever la tête,
la dimension de la ville est plus proche de nos repères européens.
Nous nous sommes malheureusement retrouvés dans cette église à gospel pour touristes ( ci-dessous). C'était un ancien cinéma, et il y avait quelques ouailles et un défilé aussi bref qu'incessant de touristes. On a vite compris pourquoi. Rien ne semblait solennel et authentique, le manque d'attention était pathétique, le coeur n'y était pas.
On a heureusement beaucoup aimé se promener dans la rue commerçante, où les vitrines étaient très intéressantes.
On n'avait jamais vu autant de perruques en devantures.
C'est pas cher, mon frère !
C'est ici que Serge a acheté son porte-monaie américain,
avec "Barack Hussein Obama" écrit dessus.
Ah! Les santiags en caoutchouc !
Les uniformes scolaires de marque "French touch"- un comble pour un pays ne pratiquant pas l'uniforme scolaire - étaient déjà de sortie, avec "Back to school" en vitrine.
Le commerce ne perd pas de temps, mais qui a envie d'y penser le 31 juillet ?
Ceci-dit, les américains sont en grandes vacances dès fin mai-début juin selon les Etats.
Le mythique Club de Jazz de Harlem.
Apollo Theater.
Il a été fondé par un général nommé Ferrero -ça ne s'invente pas- après la guerre civile, c'était alors une salle de danse et de bal. Le bail expiré (1872), la salle a fermé, annonçant ainsi une longue succession de ré-ouvertures et de fermetures depuis le début de son histoire.
La grande époque fut bien entendu celle de l'entre deux guerre, où les noirs du sud des US fuyaient les lynchages et la ségrégation vers le nord du pays.
Ce club a lancé les carrières de quelques artistes vaguement connus:
Ella Fitzgerald, Billie Holiday, James Brown, Diana Ross & the Supremes, Marvin Gaye, Les Jackson Five, Stevie Wonder, Aretha Franklin, Sarah Vaughan, Maria Carey, Lauryn Hill… l'ordre n'est pas très chronologique.
Ensuite nous avons fait pas mal de détours à cause d'indications contradictoires entre le plan et les locaux, mais nous avons fini par trouver Saint Nicholas Park ou nous voulions pique-niquer.
Mis à part quelques basketteurs, il n'y avait que nous.
On était bien. De l'ombre pour nous protéger de la chaleur, des fontaines pour remplir nos gourdes, des toilettes propres, des jeux pour les courageux. Chacun a pris la pause qui lui convenait : lecture pour Elie, cigarette et sieste pour Serge.
Moi j'ai eu droit à une courte sieste, près des jeux, car à quoi ça sert de faire des exploits sans spectatrices pour vous admirer ?
Le bonheur absolu ce fut les water froggies rien que nous, les Frenchies.
Alleluia !
Victor n'a pas osé se mettre en slip vu son âge, mais il s'est un peu mouillé aussi.
Entre temps une autre famille est arrivée, formant un nouveau groupe d'admiratrices, envieuses, car elles auraient bien aimé avoir le droit de se mouiller aussi. Ça sert à quoi les jeux d'eau en plein été si c'est seulement pour les regarder ?!
Après cette voluptueuse pause de deux bonnes heures, nous avons repris notre route, direction University of Columbia, campus situé en plein Harlem, à l'ouest, vers l'Hudson.
Porte de la caserne des pompiers.
Scène de rue. On aurait dit "Huggie les bons tuyaux".
Il faisait tellement chaud qu'on a fait plusieurs pauses
Encore Broadway.
Elle fait en fait 13 miles (21km) de la pointe sud ( Battery Park) au nord de Manhattan,
Mais elle poursuit sa route par le Bronx et, malgré son changement de nom (Route 9) continue encore sur …
a) 64 miles - 103 km
b) 237 miles - 381 km
c) 400 miles - 645 km
réponse c : c'est la plus longue rue ( et non pas route) du monde.
Nous voici sur le campus. Pas de grande pelouse centrale comme je l'imaginais, elles doivent être dans les cours intérieures.
Gros coup de chance, il y avait ce dimanche une après-midi concert gratuit avec festivités de tout genre
Il y avait foule, et les policiers dont la mission semblait d'être d'empêcher les gens de s'installer devant les barrières ont eu bien du mal à se faire obéir, et ils n'insistaient pas tant que ça.
Quelle surprise de découvrir des bancs de mosaïques comme à Barcelone!
Ils ne sont pas courbes et les motifs diffèrent, mais l'effet est toujours le même
Ambiance relax Max
Qui peut décoder le tee-shirt du vendeur ?
Le camion de police, de jour cette fois-ci.
On se croirait parfois à Oxford
…parfois non.
Oh les beaux hortensias!
Oxford…
…pas Oxford.
franchement Harlem
Nous sommes tranquillement redescendus vers Central Park en traversant Morningside Park, ce très agréable parc boisé tout en longueur qui longe et dépasse Columbia University jusqu'à la Cathédrale que vous verrez plus bas
( Remontez voir, on le voit très bien sur le plan).
Il y avait des tas de gens qui avaient apporté tout leur équipement pour pique-niquer en famille ou entre amis. Je ne sais pas si c'est uniquement le dimanche, ou tout l'été .
Belle Fontaine Livre de la Jungle, toujours la jungle birmane qui nous poursuit !
Sans humidité et végétation touffue on y croit moins.
Vue globale de l'extrémité sud du parc.
Retour aux traditions.
Alleluia !
La fameuse Cathédrale Saint John The Divine, la plus grande église de style byzantino-gothique français du monde, commencée en1892, mais inachevée, construite aux deux-tiers seulement.
Elle sait se faire désirer en ne dévoilant que le haut derrière les feuillages.
Quand on arrive par l'arrière, l'effet est aussi surprenant que glaçant.
On pense à l'épisode de Tex Avery où une beauté ne montre que ses yeux splendides derrière son voile des mille et une nuit, et quand son prétendant lui dévoile entièrement le visage, c'est un vrai laideron.
Tout ça, pour ça!
Une photo prise à travers le grillage.
Finalement, tout comme dans Tex Avery où la belle était une farceuse et retire son masque de laideron pour laisser apparaître une véritable beauté, la façade avant de de la cathédrale justifie davantage le déplacement.
La statue ci-dessus surplomble une fontaine dont voici le pourtour ci-dessous.
Chacune des petites sculptures sur la corde est différente.
Les ambulances aussi ont une autre dimension.
Afin d'être à l'heure pour rejoindre les Tappenden -qui arrivaient ce jour même à NY- à 18h00 à leur hôtel, nous avons repris le métro. Toujours des mosaïques thématiques, Harlem donc.
Leur hôtel, très classe, non ?
Vue de la terrasse du bar, 2ème ou 3ème avenue, je crois.
La photo est un peu floue, mais c'est la seule sur notre premier apéro aux USA, le seul avec des copains de chez nous.
La même vue, avec les lumières qui s'allument
Elie s'est écrié en regardant la photo : " Mais je suis vraiment tout petit à côté d'Orlando!"
Victor toujours aussi souriant sur les photos, il doit tenir cela de Tata Marcelle !
Voici le Diner (prononcer " dailleneur"), resto typique américain, tant par le style que la carte, tout près de l'hôtel, où nous avons mangé tous ensemble.
C'était très bien et très bon.
Excellente soirée.
Les enfants étaient vraiment heureux de se retrouver, même si pour Léandre les 14 heures de voyage et les 6h de décalage horaire se faisaient sentir.
Voilà.
C'est le départ pour Washington DC. On a quand même eu peur car le bus n'arrivait pas. 1h30 de retard tout de même, et on était arrivés 3/4 d'heure en avance pour être sûrs de ne pas le rater !
Heureusement qu'il y avait des habitués pour nous rassurer. Il paraît que c'est rare. Pas de bol.
Ceci dit on ne s'est pas trop ennuyés.
Serge a trouvé une chaise pour s'asseoir et a tenté de faire la manche, sans grand résultat, on n'avait pas l'air assez misérables.
Un newyorcais ( réfugié politique depuis 30 ans, mais je ne suis plus sûre de quel pays, l'Iran je crois) est venu discuter avec nous tout du long, a donné des sucettes aux enfants et un billet de $1 à Morgan. Il nous a pris en affection et s'est assuré que nous montions dans le bon bus -ils se ressemblent tous- a mis nos valises dans la soute…
Et on a même vu la voiture de Batman ! Il y avait la chauve souris sur les jantes, au centre ! Mais on ne l'a pas vue décoller car il n'y avait pas assez d'embouteillages !
So Long New York, 'twas a real pleasure meeting you.
See Ya again one day, we all hope.
Mais l'aventure ne fait que commencer …
Bon, ça y est ! La page New York est enfin finie.
Entre le choix des photos, les vérifications et recherches des noms et faits culturels (merci à Wikipedia et au Routard, entre autres), la relecture, les modifications de la mise en pages, d'ailleurs très difficile à maîtriser, car lorsque je visionne le Preview, ça ne correspond pas toujours à l'espacement ou l'agencement désiré, et parfois il est impossible d'obtenir ce que je veux, combien d'heures y ai-je passées ?
Le pire c'est que qu'il a fallu tout re-sectionner en 5 jours car la page était tellement longue que le site ne parvenait pas à la poster!
Je n'ai pas compté en heures - si certains profs s'amusaient à compter leurs heures, notre salaire serait à pleurer - mais j'y travaille depuis trois semaines, avec quelques journées complètes, Serge et les enfants en ont parfois ras-le-bol. Donc des dizaines d'heures, certainement plus d'une centaine.
C'est mon cadeau de Noël.
J'espère que la visite guidée vous a plue.
A bientôt, pour la suite de nos pérégrinations.


























Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire